Gestion de conflit


1. Définition d’un conflit

Situation de tension qui peut mettre à mal la vie collective et/ou l’association. Exemple : rupture de communication entre 2 parties.
On peut identifier des situations différentes (liste non exhaustive) :

Conflit interne

  • entre 2 membres de l’association
  • entre 2 instances de l’association
  • entre 1 instance et 1 membre

Conflit externe

  • Entre l’association et un locataire
  • Entre l’association et un partenaire / une institution
Pour XXX un conflit n’est à priori pas vu comme quelque chose de négatif mais comme quelque chose de constructif car il pointe du doigt un potentiel dysfonctionnement, une problématique à régler.

2. Identification et prévention de conflits

Tous les membres de l’association sont invités à être attentifs, vigilants, à l’écoute, vis à vis de potentiels mal-êtres, tensions dont ils pourraient être témoins ou acteurs lors des différentes activités de l’association.
Dans ce cas, il est proposé que la personne s’assure de la réalité de cette situation, suive
le processus de traitement d’un conflit décrit ci-dessous et si besoin sollicite l’aide d’un.e
médiateur.trice de l’association.
Médiateurs : minimum 2 personnes, validées par le conseil collégial. On en parle lors de la prochaine plénière.

3. Processus de traitement d’un conflit

  • 1- Conscience du conflit
Une personne a conscience d’un conflit interpersonnel. Si elle s’endort avec une tension interpersonnelle et se réveille avec la même tension, c’est sûrement qu’elle est en conflit.
  • 2- Résolution directe entre les parties prenantes
La personne qui rencontre une tension interpersonnelle est invitée à la réguler directement auprès de la personne concernée en veillant à avoir une communication la plus respectueuse possible, cf. la section « Notre cadre relationnel » de la charte de l’association.
  • 3- Résolution soutenue par une tierce personne interne
Si l’étape précédente ne permet pas de résoudre le conflit ou si la personne qui rencontre la tension interpersonnelle se sent en difficulté pour le résoudre, elle est invitée à activer le système de régulation interne.
Pour ce faire, il suffit de prendre contact par mail ou par téléphone avec un des rôles médiateurs. Les noms de ces personnes et leurs coordonnées sont disponibles et tous les membres en sont informés.
  • • Ce processus de régulation se déroule généralement en 3 étapes :
• Des entretiens individuels pour explorer le point de vue et définir un cadre de sécurité avant les rencontres
  • • Une ou plusieurs rencontres pour explorer les points de vues, les enjeux et définir ensemble la meilleure issue pour les parties prenantes
  • • Une rencontre de bilan quelques semaines après la définition de l'issue pour valider la pertinence de celle-ci.
La médiation se fait de manière volontaire, elle ne saurait être imposée de manière contraignante
Les personnes intégrant l’association s'engagent à favoriser ce mode de résolution de conflit.

4- Résolution soutenue par une tierce personne externe

Si la médiation interne n’aboutit pas à la résolution du conflit, il est possible de faire appel à une médiation externe. L’association prend à sa charge le financement de la médiation sauf s’il y a une objection argumentée du conseil collégial.

5- Processus d’exclusion

Si l’étape précédente ne permet pas de résoudre le conflit ou si la personne qui rencontre la tension interpersonnelle ne perçoit pas d’autre issue possible, elle est invitée à saisir le conseil collégial pour enclencher le processus de radiation tel que prévu dans l’article 7 des statuts de l’association.
Ce document a été rédigé par Marie-Hélène PILLOT – Tempoco. Les droits de ce document sont en licence CC by SA.